- D+: 628m
- D-: 411m
- distance : 20 km
- temps avec les pauses : 09 heures 37 minutes
Pour l'heure, nous reprenons le Mare e Monti jusqu'à Tuvarelli. A la sortie de Galéria, le sentier s'élève dans le maquis mais il est à peine praticable car des ruisseaux descendent la pente par le chemin : toute la pluie tombée ces trois derniers jours continue à ruisseler. La vue sur Galéria vers l'ouest est cependant bien plus dégagée que lorsque nous sommes arrivés sur le versant opposé il y a deux jours.
Et vers le nord, nous découvrons le delta du Fango ainsi que la tour génoise de Galéria.
Plus loin, c'est la vallée du Fango qui s'offre à nos yeux.
A la descente, il nous faut le plus souvent patauger dans la boue, ou même à plusieurs reprise traverser des torrents, qui dévalent la montagne. Christine préfère se déchausser, même si ses chaussures sont déjà bien trempées.
Le sentier finit par rejoindre la route et nous sommes enfin au sec, puis nous changeons de rive à Ponte Vecchui.
Nous longeons le torrent du Fango, réputé pour son eau très pure et très claire. Aujourd'hui cependant, il est bien plus fougueux que ce que nous avons pu voir sur les panneaux explicatifs.
Nous trouvons un rocher bien sec pour la pause pic nic, puis repartons, toujours dans les marécages.
A Tuvarelli, notre parcours quitte le Mare e Monti. Nous faisons une pause au gîte d'étape. Caché dans la forêt, le site doit être magnifique par fortes chaleur, et l'architecture originale est bien adaptée au lieu. Malheureusement, il fait plutôt froid et les prix prohibitifs pratiqués (4,5€ la petite part de tarte) ne sont pas en harmonie avec la publicité proposant le meilleur café chaud à 5 centimes. (publicité au dessus de la tête de Christine, qu'on n'avait pas remarquée sur place...)
Nous décidons de repartir car la route semble encore longue jusqu'au prochain gîte que nous avons repéré, à Mont Estremo.
La pluie refait son apparition et ma cape est déchirée, de plus nos genoux recommencent à nous titiller, et les montagnes sont cachées par les nuages. Bref les ennuis sont de retour.
Lassés par le sentier, nous finissons par prendre la route, qui sera bien plus facile sans être beaucoup plus longue. Peu avant Barghiana, la pluie cesse et nous voyons une publicité pour le gite d'étape "A Funtana" de Montestremu, à 4 kilomètres. C'est un peu loin mais il n'y a aucune possibilité de logement à Barghiana. Plus loin, la même publicité, indiquant le gîte à 1 kilomètre. C'est long mais on approche. Nous entrons dans le village et cherchons le gîte, mais là, surprise, un petit panneau peint à la main nous indique "Gîte 2 kilomètres". (Photo prise le lendemain matin)
La nouvelle est difficile à avaler, surtout pour les genoux. Une maman et sa fille descendent du bus scolaire revenant de Galéria, nous lui demandons des explications sur ces panneaux, elle nous répond avec le sourire "bienvenue en Corse". Désirant nous rendre service, elle nous indique un raccourci pour rejoindre le gîte. Nous nous engageons, mais le raccourci en question passe par le torrent en crue, et il nous faut enjamber des ronces pour pouvoir passer.
Nous finissons malgré tout par rejoindre le gîte. Le gardien nous conduit à notre chambre, une toute petite pièce où dorment déjà 2 personnes. Nous demandons la possibilité d'avoir une autre chambre (le gite en comprend une dizaine, toutes vides) mais c'est un refus catégorique : les chambres sont remplies par ordre d'arrivée.
Contre mauvaise fortune bon coeur, nous faisons la connaissance de nos colocataires, des cyclistes à VTT venant d'Autriche. Nous passons finalement une bonne soirée en mangeant avec eux un repas plutôt appétissant, qui termine une journée à nouveau bien longue.
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