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13 juillet 2009

Mont Blanc 2009 Jour 3. Les Grandes Platières - Lac d'Anterne



  • D+: 783m

  • D-: 1151m

  • distance : 16 km

  • temps avec les pauses : 10 heures


Aujourd'hui 13 juillet, nous nous levons vers 6h30. Le ciel est toujours aussi bas, le Mont Blanc est dans les nuages. Nous avisons alors le téléscope disponible sur la terrasse. Celui-ci est assez ancien mais il fonctionne parfaitement, et surtout, comme la plupart des téléscopes installés au siècle dernier, il est aujourd'hui gratuit. Nous le pointons sur l'Aiguille du midi, bien visible juste en face. Et là, oh surprise, nous voyons très bien plusieurs cordées qui viennent de la Vallée Blanche. Nous tentons alors quelque chose d'inédit pour nous : prendre une photo, en mode macro, de l'oeilleton du téléscope. Voici le résultat, en agrandissant et avec de bons yeux on distingue bien deux cordées sur l'arête neigeuse à gauche de l'Aiguille du midi.

cordées vers l'Aiguille du Midi
Nous commençons cette nouvelle journée en descendant la piste de ski de Flaine, pour laquelle des bulldozers ont aplani les platières. Sans doute bien pratique en hiver mais pas très joli en été. Heureusement après quelques centaines de mètres nous arrivons au col de Platé, où nous quittons la piste de ski pour un magnifique sentier en pente douce, au bord des platières des marmottes.

marmottes au col de Platé
marmotte au col de Platé
Nous contournons la Tête Pelouse par la droite et arrivons dans la magnifique combe des Foges.

Combe des Foges
Une petite pause nous donne l'occasion de regarder derrière nous, et là, surprise, le ciel est tout bleu (à l'exception de la lune, importante en ce quarantième anniversaire du petit pas pour l'homme...).

Tête Pelouse avec la lune
Nous quittons cette combe pour repartir vers le sud en direction du refuge de Sales. En quelques dizaines de mètres, la vue change à nouveau complètement.

Vers le refuge de Sales
Le guide rencontré la veille nous en avait parlé, nous sommes dans le domaine du gypaète barbu. Cet oiseau est plus grand qu'un aigle et donc ne peut pas se confondre avec les chocards à bec jaune. Et en effet, lorsqu'il apparait, nous sommes saisi par sa grâce et son aisance à planer dans le ciel.

Gypaète barbu
Gypaète barbu
Un peu plus loin, nous trouvons enfin une source, et nous jettons sans remord la neige fondue que nous avions récoltée par précaution.

Christine à la source
Arrivés au refuge de Sales, nous repartons à nouveau vers le nord, dans les gorges de Sales. Sur la carte, cette partie de l'itinéraire nous semblait un peu monotone, avec ces grands zig zag nord-sud. En réalité ce fut une très belle descente, avec des paysages très différents à chaque virage. Voici donc les gorges de Sales et leurs cascades et résurgences.

Gorges de Sales
Cascade de Trainant
Après cette longue et intéressante descente, il nous faut reprendre de l'altitude, nous bifurquons donc au milieu de la forêt vers le Collet d'Anterne. Heureusement nous sommes partis très tôt, et un homme nous encourage sur la montée.

Homme en bois vers le Collet d'Anterne
Le Collet d'Anterne est un petit promontoire herbeux à l'extrémité des Rochers des Fiz, très joli si l'on prend soin de ne pas photographier les fils électriques qui traversent toute la vallée.

Collet d'Anterne
Le sentier serpente entre les rochers, les ruisseaux et les prairies jusqu'au refuge d'Anterne Alfred Wills. L'occasion pour nous de goûter leur excellente tarte aux myrtilles, pas trop sucrée, bien croustillante, et généreuse en fruits.

Mais il ne faut pas trop nous attarder, nous voudrions bivouaquer au bord du lac d'Anterne et il nous reste 350 mètres de dénivelés à franchir. Après cette journée chargée, nous sommes bien contents d'admirer enfin ce grand et joli lac.

Arrivée au lac d'Anterne
J'en profite pour étrenner mon maillot de bain : c'est vraiment difficile car l'eau ne doit pas dépasser les 10 degrés, et je me limite à une dizaine de brasses.

Lorsque l'ombre arrive, la température chute et nous nous hâtons de monter notre tente (très légère mais sans double toit) avant un repos bien mérité.

Bivouac au lac d'Anterne

12 juillet 2009

Mont Blanc 2009 Jour 2. Lac de Pormenaz - Les Grandes Platières



  • D+: 1079m

  • D-: 594m

  • distance : 12 km

  • temps avec les pauses : 9 heures


Nous sommes le 12 juillet. Départ à 8 heures, après un petit déjeuner composé de café, de crêpes et d'abricots secs. Nous descendons par le sentier de la Chorde, signalé comme difficile. Heureusement le temps et sec et tout se passe bien pour nous. Assez rapidement, nous voyons se dessiner la brêche du Dérochoir, qui nous attend dans quelques heures.

vue sur la brêche du Dérochoir
En attendant, nous profitons d'un sentier très fleuri, avec quelques lys martagon.

Bernard sur sentier de la Chorde
Lys Martagon
Nous atteignons le hameau de Ayères, où nous confions à un couple d'habitants bien sympathique notre courrier pour les enfants qui sont actuellement en colonie de vacances. Merci à eux, les lettres sont bien arrivées !

Cette fois nous montons en direction du Dérochoir, et les falaises sont impressionnantes.

falaise avant le Dérochoir
Enfin, au pied du dérochoir, je range mes bâtons qui seront bien inutiles ici, et nous attaquons cette partie du parcours, très bien aménagée avec des cordes, des échelles en fer et des marche-pied scellés dans la paroi. C'est presque de l'escalade, et avec des sacs lourds il vaut mieux monter que descendre !

cordes sur le Dérochoir
Au sommet, nous découvrons une nouvelle vue, la vallée de Sales, avec à gauche le début des Platières et à droite les rochers de Fiz que nous allons contourner pendant 2 jours. Voici l'occasion de tester le format panoramique.

panoramique sur la vallée de Sales
Pour l'instant, nous prenons à gauche un sentier en balcon vers le col de la Portette. Depuis le col, nous hésitons à redescendre jusqu'au refuge de Platé pour nous approvisionner en eau : Il ne nous reste plus qu'un litre et nous savons que le désert porte bien son nom : aucune source pendant des kilomètres. Nous comptons sur notre bonne étoile et partons à flan, sous les Châteaux de Cran, direction le désert de Platé, où nous croisons nos premiers bouquetins.

bouquetins au désert de Platé
Ce lapiaz nous impressionne par son étendue et par la profondeur de ses crevasses.

Lapiaz
Tout à coup, au milieu de ce désert, surgit la gare de téléphérique des Grandes Platières, qui relie Flaine à ce sommet à 2500 mètres.

gare téléphérique des Grandes Platières
A 17 heures, la gare est déserte mais nous découvrons que le sas d'entrée est accessible. Après un petit temps de reflexion, nous considérons que cela nous fera un abri plutôt confortable alors qu'il commence à faire froid, et nous nous installons pour la nuit.

Bivouac sas téléphérique
Le problème, c'est qu'avec nos plats lyophilisés et quelques gouttes d'eau, cela va être difficile... Heureusement, nous sommes à 2500 mètres et un névé à proximité nous permettra de faire la soupe !

Bivouac sas téléphérique
Vers 20 heures, nous sommes surpris de voir arriver un guide de Flaine sur son VTT : Il vient se réchauffer dans le sas avec nous, nous décrit les montagnes environnantes, puis repart en descente, chaudement vêtu. Nous decidons de nous reveiller tôt le lendemain, histoire de ne pas être à nouveau surpris par les premiers touristes du téléphérique !