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07 août 2011

Hautes Pyrénées 2011 Jour 2. lac d'Aubert - Cap de Long

  • D+: 1186m
  • D-: 765m
  • distance : 8 km
  • temps avec les pauses : 8 heures 09 minutes
Un orage éclate et nous réveille au milieu de la nuit. Au matin, la pluie cesse à 7 heures et je tente une sortie pour préparer le café. Ouf, les quelques gouttes supplémentaires ne nous empêcheront pas de lever le camp tranquillement, direction le lac de Cap de Long via le Pas du Gal.

Une mauvaise surprise nous attend à l'extrémité du barrage : je veux prendre une photo du lac, mais l'appareil photo ne veut rien savoir : piles épuisées. Je sors alors le deuxième jeu de piles rechargeables, mais c'est encore pire : l'appareil ne s'allume même pas ! Un peu désespéré, je place le premier jeu de piles dans le chargeur solaire, sans trop y croire étant donné la couleur du ciel. En attendant, nous tenterons d'utiliser un téléphone portable, sachant que la qualité sera bien faible, et que les batteries sont plutôt réservées aux appels téléphoniques.

La montée vers le Pas du Gal est facile et bien balisée. Il n'en est pas de même pour la redescente vers le lac de Cap de Long : la pente est plus raide, et le sentier mal tracé. Au lieu de prendre à gauche vers le barrage dès le sommet, en balcon, nous descendons trop vite et finissons par arriver sur une falaise vertigineuse donnant sur le lac. Rien à faire, il faut remonter.
Un peu plus loin, je plie mon genou gauche un peu trop fort, ce qui provoque une douleur étrange et inconnue, comme si je ne ressentais plus complètement le bas de ma jambe. Voilà qui ne nous rassure pas pour la suite mais ne m'empêche pas de trouver un magnifique cèpe que nous mettons à l'abri dans une boite pour ce soir.

Arrivés au barrage de Cap de Long, un vent froid se lève et souffle par rafales, le pic-nic risque d'être humide. Le moral un peu en berne, et malgré nos sacs encore bien remplis de victuailles, nous décidons de recharger les batteries au restaurant avec de belles omelettes lardons et fromage.

Le chemin longe ensuite le côté sud du lac pendant 1,5km puis s'élève progressivement, direction Sud-Ouest, vers la Montagne de Cap de Long. Nous faisons une pause pour quelques photos au téléphone portable. La qualité laisse à désirer en effet... mais permet de voir qu'il n'y avait pas de descente possible le long du lac.

Lac de Cap de Long

Christine au Lac de Cap de Long


Pendant cette séance photo, une nouvelle rafale de vent survient brutalement et ... emporte notre carte IGN à plusieurs mètres de hauteur, en direction du lac !!! A cet instant, nous pensons que le sort s'acharne sur nous.

Mais heureusement, la carte est tout aussi vivement rabattue vers le sol et Christine parvient à la récupérer sans trop de dégât. De plus, les anti-inflammatoires que j'ai pris à midi doivent faire leur effet car ma douleur au genou disparait progressivement. Ces différents avertissements nous incitent à faire plus attention par la suite.

Nous croisons un groupe qui redescend, ils n'ont pas pu aller jusqu'au Pic de Cambiel, notre prochain objectif, car le vent est trop fort et les nuages recouvrent les sommets. Vers 17h30, nous trouvons un lieu de bivouac au bord d'un petit lac sans nom avec des linaigrettes, et décidons de nous arrêter.

Bernard Linaigrette


Nous montons le camp, testons l'appareil photo : miracle, trois barres ! le chargeur solaire a fonctionné malgré le mauvais temps.

Chargeur pile


Nous pouvons donc immortaliser le cèpe trouvé ce matin, avant de nous régaler.

Bernard cèpe

le cèpe à la casserole

Ainsi que le coin cuisine et le campement.

campement montagne de Cap de Long

Christine cuisine le cèpe

lac sans nom à la montagne de Cap de Long


Toute la soirée, les nuages arrivent des sommets du sud-ouest et nous cachent le soleil, puis s'évanouissent littéralement pour laisser un beau ciel bleu au nord-est. Comme il fait plutôt froid, nous nous couchons très tôt (vers 8h30), car la journée de demain s'annonce longue.

06 août 2011

Hautes Pyrénées 2011 Jour 1. Barèges - lac d'Aubert

  • D+: 1431m (dont 266m de télésiège...)
  • D-: 544m
  • distance : 15 km
  • temps avec les pauses : 9 heures 34 minutes
Nous sommes le 06 août 2011, le bus nous dépose au centre de Barèges vers 10h00. Ce village se situe sur la route du col du Tourmalet, bien connu des cyclistes. Après un rapide coup d'oeil aux randonnées proposées, nous prenons le départ en direction du parking de Tournaboup. (cliquer sur une image pour l'agrandir)



Nous quittons la route et sommes déjà récompensés par des quantités de framboises. Mais bon, on vient juste de partir alors on ne s'attarde pas trop quand-même...

framboises


Au parking, le télésiège de Tournaboup est ouvert et nous mène au secteur de La Laquette. Ce n'est pas trop notre route, mais nous avons repéré un petit sentier en balcon qui nous menera au lac des Coubous, notre premier objectif de la journée. Le sentier s'avère minuscule et très mal tracé, nous sommes les seuls à l'emprunter. Il nous permet néanmoins d'admirer la flore des Pyrénées.

iris des Pyrénées

chardon bleu des Pyrénées


Un coup d'oeil en arrière et nous observons facilement le Pic du Midi.

Pic du midi


Le lac des Coubous n'est pas fantastique, surtout parce qu'il n'est pas plein et donc entouré de caillasse (en plus, mon tapis de sol est de travers...)

Bernard lac des Coubous


La cabane des Coubous permet de s'abriter mais ne fait pas rêver non plus. Seul le barrage, qui fait partie du sentier, est plutôt réussi.

barrage lac des Coubous


Sous un ciel bien gris, nous enchainons ensuite les autres lacs, de plus en plus hauts : lac de la Jonquère, lac Blanc, lac Nère, lac Estagnol. Il est encore tôt pour bivouaquer et nous sommes en forme: Nous décidons donc de continuer.
Nous terminons notre ascension dans la rocaille et arrivons à la Hourquette d'Aubert à 2498m.

Christine Hourquette d'Aubert 2498m


Ce sommet est une des portes d'entrée dans la Réserve Naturelle de Néouvielle, où le bivouac est réglementé : autorisé uniquement sous le barrage d'Aubert et sous le parking de l'Orédon. Comme nous n'allons pas jusqu'au lac d'Orédon, ce sera le barrage.

Depuis le sentier en descente bien tracé, nous pouvons admirer le lac d'Aubert et le lac d'Aumar, ainsi que les pins à crochet caractéristiques de la région. Dommage que le ciel soit si bas...

lac d'Aubert et lac d'Aumar

pins à crochets sur lac d'Aubert


Nous arrivons vers 18h30 sous le barrage et trouvons facilement un emplacement, l'aire de bivouac est très bien aménagée et il n'y a que 5 ou 6 tentes, de plus le barrage ne fait pas de bruit. Seul problème, il n'y a pas d'eau à proximité immédiate, il faut remonter jusqu'au parking pour en trouver.

Nous nous installons pour la nuit et nous endormons rapidement, fatigués par cette première journée bien remplie.