Affichage des articles dont le libellé est Italie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Italie. Afficher tous les articles

12 août 2008

Queyras 2008 Jour 4. vallée de Chianale - refuge de la Blanche



  • D+: 700m

  • D-: 700m

  • distance : 9 km

  • temps avec les pauses : 7 heures


La nuit a été rude : Il a plu presque toute la nuit, avec quelques rares interruptions. Heureusement, notre tente ultra légère sans double toit (1,3 kilos) a tenu le choc : c'est la première fois que nous l'utilisons sous la pluie. Heureusement, la pluie s'arrête à 6 heures du matin, avec l'arrivée du jour. Sans plus attendre, nous nous levons et déjeunons rapidement. Le plus dur sera de mettre nos chaussures complètement trempées aux pieds. Cette fois, nous partons à 7h15, record battu !.

Un minuscule coin de ciel bleu apparait, au-dessus de la vallée complètement cachée par une deuxième couche de nuages.

vallée sous les nuages
Moins d'une demi heure après le départ, nous trouvons cet abri tant recherché la veille : une jolie petite grotte avec une vierge. Nous passons notre chemin et arrivons dans un cirque qui doit être très joli par beau temps. Un dernier effort et nous sommes au col de Saint Véran, où le soleil côtoie un ciel particulièrement menaçant.

soleil et nuages au col de Saint Véran
Nous décidons de faire une pause pour décider de la suite du trajet. Des randonneurs arrivent du versant français et nous rassurent sur la météo : le soleil devrait finir par gagner la partie. Nos vêtements sont relativement secs et nous décidons donc de monter le pic de Caramantran : on ne va quand même pas arriver au refuge de la Blanche à 10 heures du matin !

Nous retournons donc dans la haute montagne, et arrivons au point culminant de notre randonnée, à 3025 mètres. Le ciel se dégage un peu, et nous avons une vue à 360 degrés : la vallée italienne dans les nuages, le col d'Agnel et le mont Viso, la vallée qu descend à Saint Véran, et enfin la Rocca Bianca et la tête des Toillies.

Rocca Bianca et tête des Toillies
Derrière le pic de Caramantran, des ardoisières montant en pente douce aboutissent sur un à pic de 500 mètres au dessus du refuge Agnel. Vraiment impressionnant, surtout avec le vent qui souffle par rafale vers le vide.

à pic sur le col Agnel
Le chemin redescend ensuite vers le col de Chamoussière et passe à côté d'un cairn impossible à manquer.

cairn vers le col de Chamoussière
Encore un peu de descente du côté ouest et nous retrouvons à nouveau les prairies et les marmottes.

marmotte
Nous prenons le temps d'un bon pique nique à base de spaghettis cuisson rapide à la tomate et au saucisson grillé, et nous arrivons au refuge de la blanche à 15h00.

arrivée au refuge de la Blanche
Cette arrivée en milieu d'après midi nous laisse le temps de discuter avec d'autres randonneurs puis de prendre une douche chaude, pendant que nos affaires sèchent tranquillement au soleil. Le patron du refuge est bien sympathique mais un peu râleur. Un conseil, ne lui demandez surtout pas où se trouvent les toilettes...

Arrivés les premiers, nous choisissons nos lits mais sommes ensuite obligés de changer deux fois d'emplacement à cause d'autres randonneurs exigeants qui n'arrêtent pas de changer de chambre.

La cuisine est abondante et de qualité, petits salés aux lentilles ce soir là. Dès le repas terminé, nous nous réfugions dans nos lits et, une fois n'est pas coutume, nous dormons comme des souches jusqu'au lendemain matin.

11 août 2008

Queyras 2008 Jour 3. lac Lestio - vallée de Chianale



  • D+: 800m

  • D-: 800m

  • distance : 13 km

  • temps avec les pauses : 9 heures


Nous sommes le 11 août 2008 et nous partons cette fois à 8h00. On a mis une heure de moins que la veille à se préparer. Nous gravissons rapidement les 300 mètres de dénivelé jusqu'au col de Valante, car le versant est à l'ombre et nous voyons bien que le sommet sera au soleil. Quelques névés et nos efforts sont récompensés, car, à neuf heures du matin, le mont Viso n'est pas encore entouré de nuages.

le mont Viso depuis le col de Valante
Nous voici à nouveau en Italie. Le chemin principal descend dans la vallée de Valante, vers le refuge du même nom. Il permet de faire le traditionnel tour du Viso. Nous trouvons avec quelques difficultés le chemin en balcon qui mène vers la vallée de Soustre. Cette portion du GR 58C est vraiment magnifique, du moins si on a la chance, comme ce fut notre cas, d'y passer assez tôt le matin, avant l'arrivée de la brume quasi quotidienne en été.

sentier balcon Valante
vallée de Valante
Une petite montée nous fait passer à côté d'un bâtiment abandonné ressemblant à un ancien refuge, et nous atteignons la passe de la Losetta en même temps que les premiers nuages.

passo della Losetta
La descente dans la vallée de Soustres s'effectue au milieu des troupeaux. Un taureau s'arrête en travers de mon chemin pour brouter, je ne fais pas le malin et j'attends tranquillement qu'il veuille bien me laisser passer...

je peux passer siouplait ?
Plus nous descendons la vallée, plus le temps se couvre et nous sortons finalement les protections anti-pluie.

avant la pluie...
face au brouillard
A 14 heures, nous arrivons finalement à la route goudronnée qui mène au col Agnel, et la pluie se met à tomber abondamment. Pour la première fois depuis le départ, le portable capte un réseau. Nous appelons le refuge Agnel : complet. Le refuge de la Blanche est trop loin pour ce soir, il est d'ailleurs complet lui aussi, nous y réservons néanmoins la nuit suivante.

Nous décidons de continuer sous la pluie, jusqu'à trouver un abri, en direction du col de Saint Véran. Mais il n'y a absolument rien pour s'abriter, le sentier monte à nouveau et devient très glissant sous cette pluie battante. Heureusement il n'est pas dangereux et nous utilisons un bâton pour tenir debout.

Vers 17 heures, la pluie finit par se calmer, et nous arrivons à un replat avant la montée au col. Il est temps de s'arrêter et de monter le campement, en essayant de se réchauffer avec une soupe.

10 août 2008

Queyras 2008 Jour 2. Ciabot del Pra - lac Lestio



  • D+: 1200m

  • D-: 700m

  • distance : 13 km

  • temps avec les pauses : 9 heures


Ce matin, nous ne sommes pas encore très performants : nous nous levons à 6h30 mais le départ ne se fait que vers 8h45. Plus de deux heures pour le petit déjeuner et le rangement du bivouac, il faudra s'améliorer...

Après quelques centaines de mètres, nous arrivons en vue de la vallée italienne de Pellice, qui s'étend derrière le refuge de Jervis.

Vallée Pellice et refuge Jervis
Ce vallon très large est resté naturel. Avec très peu d'habitations, des espaces arborés, et aucune voiture, c'est un lieu de bivouac idéal. Les italiens ne s'y trompent pas et viennent d'ailleurs y passer une journée ou deux avec leur matériel de camping.
Au fond du vallon, nous apercevons dès maintenant le prochain col qui nous attend. Heureusement, le refuge Granero est caché au bord du lac Lungo, à mi-chemin de la montée. Nous nous y arrêtons et dégustons un menu italien, gnocchis à la tomate suivis d'une grande et fine escalope de veau accompagnée de salade : copieux et délicieux.

Soudain, venant de nulle part, quelques nuages commencent à s'agglutiner sur les sommets. Il est temps de repartir, même si quelques personnes font encore bronzette au bord du lac. Le col Sellière n'est plus très loin mais l'arrivée dans la rocaille est désormais cachée par les nuages.

vers le col de Sellière
Arrivés au sommet, surprise ! le versant français est sous le soleil, tandis que le versant italien, derrière nous, est entièrement dans la brume. Sur la gauche, nous découvrons le mont Viso pour la première fois, il ne nous quittera plus pendant plusieurs jours. C'est le moment de prendre trois photos, qui me permettrons de tester la fonction "fusionner les images" du logiciel de mon appareil photo.

panoramique depuis le col de Sellière
Nous redescendons ensuite vers le refuge du Viso que nous dépassons pour prendre la direction du lac Lestio, avec le mont Viso et sa traditionnelle écharpe de nuages en point de mire.

vers le lac Lestio
Plusieurs randonneurs ont déjà installé leur camp autour du lac. Nous nous approprions un emplacement abrité du vent, construit par d'illustres prédécesseurs, avec, luxe suprême, une table et un coin cuisine !

bivouac au lac Lestio
table
coin cuisine
Notre pain est désormais bien dur, mais grillé grâce à un sachet d'huile pimentée pour pizza, il se transforme en délicieux croutons pour accompagner notre soupe quotidienne.