07 août 2026

Pyrénées 2026 jour 2 : de Planoles au pied du Puigmal

 

 


  • D+: 881 m
  • D-: 219 m
  • distance : 12,3 km
  • temps de marche : 5 heures 50 minutes

 

Nous avons mis le réveil à 6 heures et nous sommes un peu surpris de voir qu'il fait encore nuit. Plus surprenant, le ciel est clair et la tente est absolument sèche ! Cela nous permet de prendre notre petit déjeuner et de lever le camp dès 7 heures, à la fraîche !

Lorsque le soleil apparait, sa lumière rasante illumine les arbres d'une manière étonnante.

soleil et forêt

Nous continuons à monter et croisons nos premières vaches espagnoles, elles semblent en liberté dans la forêt.

vache et forêt

 Nous parvenons vers 8 heures au refuge Corral blanc, un site de pique nique avec des tables et pas moins de 5 barbecues ainsi qu'une source et un abri sommaire mais pouvant être utile aux randonneurs sous l'orage.


 Nous rejoignons alors une route qui nous mène au col des Barraques, où le panorama change radicalement : nous découvrons alors qu'ici aussi, la nature a souffert des canicules à répétition. Au dessus des sapins, le paysage est presque lunaire.

col des barraques

 Nous décidons de ne pas tenter l'ascension du Puigmal qui culmine à 2910 mètres, car nous avons pris du retard hier, et surtout un nouvel orage est prévu cet après midi. Pour l'heure, il fait un temps magnifique et nous marchons tranquillement jusqu'à la "font de l'home mort" où coule un joli ruisseau, ce sera un lieu idéal pour notre pique nique du midi, avec en dessert quelques raisins de notre jardin, oui, on ne se refuse rien !

font de l'home mort

 Nous suivons ensuite un sentier à flanc de montagne jusqu'au col de Fontalba, avec de jolies vues sur la vallée.


 Comme annoncé, les nuages font leur apparition une heure plus tard et nous devons alors prendre une décision : soit continuer jusqu'à Nuria, avec au moins 2 heures de marche, soit nous arrêter au plus vite et monter la tente pour se mettre à l'abri. Nous sommes dans un parc naturel et le camping y est interdit, mais un flou subsiste quant au bivouac. Le temps de réfléchir, le ciel s'assombrit encore et notre décision est prise : nous montons la tente ! Renseignement pris au retour, le bivouac semble autorisé à condition d'être éloigné de tout parking et en altitude.

A peine la dernière sardine enfoncée, la grêle se met à tomber, le tonnerre gronde et rebondit contre les montagnes. Nous nous réfugions à l'intérieur de la tente, les grêlons se font de plus en plus gros, comme des billes, et nous craignons que la tente ne tienne pas le choc. Le bruit est assourdissant, et nous commençons à échafauder des  plans pour le cas où la tente craque : se cacher dans les sacs de couchage ? mettre nos tenues de pluie ? s'emmailloter dans le tissu de la tente ?

Cela dure pendant une demi-heure, si bien que nous finissons par nous habituer, je sors le téléphone pour filmer ce moment. 


 Comme hier, l'orage s'éloigne en soirée et nous pouvons alors nous rendre compte que la grêle a complètement changé l'aspect de la montagne, on se croirait en hiver...


 Nous pensons que le plus dur est passé et que nous allons maintenant passer une nuit tranquille, c'est une erreur !

Vers minuit, Isabelle me réveille...
- Bernard, je crois qu'il y a un animal près de la tente
- (endormi...) Ne t'inquiète pas, ça doit être le vent
- Non, il se gratte, ça doit être une marmotte (on a vu pas mal de marmottes dans la journée)
- D'accord, on va l'observer, je vais ouvrir
- (en criant) Le sac ! il vient de disparaitre !
- (après avoir ouvert la fermeture éclair de la moustiquaire) Purée, t'as raison !!!

J'ouvre alors la fermeture extérieure et je vois mon sac à deux mètres de la tente. Je me jette dessus comme un rugbyman, sans réfléchir. Je vois alors une ombre juste à côté, l'animal ne veut pas partir. Je suis rassuré car ça n'est pas un ours. Je brandis mon bâton de marche en criant et il finit par s'en aller, laissant sa proie derrière lui.

Je pense naturellement que c'est un renard, mais Isabelle a vu sa tête en ombre chinoise lorsqu'il a attrapé le sac. Après recherche, c'était peut-être un blaireau. Pas de photo de l'animal, juste un sac poubelle bien déchiré, il ne protègera plus mon sac ni des odeurs ni de la pluie...

 

sac poubelle

Nous rentrons nos sacs à l'intérieur de la tente pour plus de sécurité, mais il ne reste plus beaucoup de place pour nos jambes. L'inconfort combiné à l'émotion de ce que nous avons vécu fait que cette nuit sera bien courte ! 

 

 

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